Le paysage nucléaire européen

Au sein de l’union européenne, 16 pays sont nucléarisés sur 27. Il est à noter que les pays qui ont opté pour un retrait du nucléaire n’ont pas d’alternatives opérationnelles valables qui permettent un approvisionnement énergétique sûr et respectueux de l’environnement.

Certains pays ont adopté un programme de retrait du nucléaire pour ensuite le relancer. C’est le cas de la Suède qui, après avoir décidé de l’arrêt de deux réacteurs, a dû importer plusieurs milliards de kWh par an en provenance de centrales au charbon pour répondre à ses besoins. Les économies d’énergie anticipées et le recours aux énergies renouvelables ne suffisant pas à compenser le manque d’énergie. Récemment, l’Etat a prévu d’investir 180 millions d’euros dans la rénovation des autres réacteurs et plus d’un milliard d’euros sont prévus dans les 15 prochaines années pour prolonger la durée de vie à 60 ans. Aux Pays-Bas, après de multiples tentatives d’arrêt de leur unique réacteur, le pays a décidé de prolonger son exploitation jusqu’en 2033 pour un coût d’investissement de 43 millions d’euros. Une deuxième centrale nucléaire est considérée comme une option réaliste. En Allemagne, l’accord de 2002 entre le gouvernement et les électriciens allemands, autorise la production de 2600 milliards de kWh, ce qui devrait permettre à la plupart des centrales de fonctionner au-delà de 2020. L’Italie, quant à elle, ne possède plus de centrales nucléaires depuis 1990, et est un pays nettement importateur d’électricité. Elle envisage un éventuel retour au nucléaire.

D’autres ont optés pour un moratoire sur de nouvelles capacités. C’est le cas de l’Espagne qui prolonge de 20 années l’exploitation de ses réacteurs nucléaires et envisage l’option de nouvelles unités. De son côté, la Grande-Bretagne considère que l’énergie nucléaire fait partie intégrante de sa politique énergétique et le gouvernement envisage la construction de nouvelles centrales.

D’autres enfin, ont décidé de la construction de nouvelles centrales comme la Finlande qui s’est prononcée en 2002 en faveur d la construction d’une cinquième centrale nucléaire et la France qui a décidé de la construction d’un nouveau réacteur à Flamanville.

Déjà, 650 millions d’euros ont été contracté. Elle confirme ainsi son choix de l’énergie nucléaire des années 70 qui avait pour objectif l’accroissement de son indépendance énergétique : celle-ci est passée de 23 à 50% aujourd’hui.

Les deux derniers pays entrés dans l’Union soutiennent le nucléaire. Si la Bulgarie a fermé deux de ses quatre réacteurs actives, le gouvernement actuel a investi dans une nouvelle centrale qui sera opérationnelle en 2013.

La Roumanie, qui dispose d’un seul réacteur couvrant un dixième de sa production d’électricité, inaugurera son deuxième réacteur cette année.

Malgré des programmes de modernisation, des réacteurs de première génération seront progressivement mis hors service, c’est notamment le cas de la Lituanie qui verra la fermeture de ses deux seuls réacteurs et de la Slovaquie.

Hors Union Européenne, la Suisse, s’est prononcée en 2002 en faveur de l’exploitation de la centrale de Mülheberg et l’exploitation de plusieurs unités sera prolongée de 60 années.

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