Quentin Drèze, mis à l’honneur sur les site Ingénieurs et Métiers

Le parcours professionnel de Quentin Drèze, diplômé de la promotion 2001 a été mis à l’honneur sur le site Ingénieurs et Métiers créé par la plate-forme IngénieursBelges

Vous trouverez ci-dessous, une transcription du site. (Cliquez ici pour afficher l’article original)

Quentin Drèze

Assistant de recherche et responsable qualité chez Delphi Genetics

Ing. Quentin Drèze

Profession :

Il est assistant de recherche et responsable qualité chez Delphi Genetics (Biopôle de Charleroi), une entreprise active dans le secteur de la biotechnologie.

Diplôme obtenu :

Diplômé Ingénieur industriel en chimie, option biochimie – ISIL (Liège) – 2001
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en sciences de l’Ingénieur Institut
Gramme (Liège) – 2003

Parcours professionnel :

Sorti de l’école en 2001, Ing. Quentin Drèze a immédiatement rejoint le pôle d’excellence hennuyer Biovallée, considéré comme le chaînon manquant entre la recherche académique et l’entreprise en biologie moléculaire. Un pôle qui a fait peau neuve et qui, depuis 2007, s’est mué en un nouveau Centre de recherche en vaccinologie.
Il avait réalisé son stage de fin d’études dans un laboratoire de l’Institut de biologie et de médecine moléculaires (IBMM) qui réunit, sur l’Aéropole de Charleroi (Gosselies), quelque 250 chercheurs de haut niveau issus de laboratoires de la Faculté des sciences et de la Faculté de médecine de l’ULB. C’est là qu’il rencontrera le Dr en biologie, Philippe Gabant, l’un des trois fondateurs de Delphi Genetics, et qu’il apprit à maîtriser les techniques de biologie moléculaire.
Engagé par Biovallée, Quentin Drèze participa au lancement des services de clonage proposés par Delphi Genetics.

« Chacun travaillait de son côté, remplissant son propre cahier de labo, s’occupant de ses propres protocoles, se souvient Ing. Drèze. Le but de mon DESS, suivi à horaire décalé, a été de standardiser les méthodes, d’optimaliser la gestion des ressources et de créer un système d’enregistrement des résultats plus performant, c’était une condition sine qua non pour proposer un service performant aux industries du secteur. »

Les services ayant pris leur essor, il fut embauché en octobre 2005 par Delphi Genetics.

« L’essentiel du travail technique ayant été réalisé à Biovallée, aujourd’hui je m’occupe surtout de mettre en place un système de management de la qualité (gestion des achats, des équipements, des ressources humaines, mise en place d’un système d’audit interne, etc.) avec pour objectif d’être certifié ISO-9000 d’ici deux ans. »

Mais l’essentiel de son travail consiste d’abord en des activités de recherche autour du service de clonage moléculaire mis en place avec la technologie inventée par Dr Philippe Gabant et brevetée par l’ULB.
Des débouchés très importants :

« Les candidatures, qu’on appelle maintenant Bachelor avec la réforme de Bologne, sont très générales, polyvalentes, précise Quentin Drèze. Ce n’est qu’après ce cap qu’on se spécialise, ce qui nous permet de rebondir vers d’autres carrières, si on le souhaite. Le cursus que j’ai choisi offre des débouchés très importants : on peut bien entendu faire carrière dans la production ou la recherche et développement mais aussi dans l’enseignement, la vente ou la fonction publique comme certains de mes anciens condisciples »

 

 

Dossier eau – Les enjeux

Un bien commun à préserver pour nos besoins essentiels

L’eau est utilisée pour de nombreux usages fondamentaux de la vie quotidienne. Après avoir été captée, traitée, transportée, distribuée et puis consommée, elle est rendue à la nature via les égouts et les stations d’épuration, au fond d’un puits perdant ou directement au ruisseau. Après un parcours plus ou moins long, nommé cycle de l’eau, nous pourrons la capter de nouveau pour satisfaire nos besoins.

 La nécessité d’une gestion intégrée de l’eau

Le cycle de l’eau est lié aux mouvements de l’humidité dans l’atmosphère. On a calculé que sur l’ensemble de la planète, 450.000 km³ d’eau de mer et 70.000 km³ d’eau douce présente sur les continents s’évaporent chaque année. L’air humide, plus léger que l’air sec, s’élève et se refroidit dans l’atmosphère. La vapeur d’eau se condense alors en nuages et retombe sous forme de pluie ou de neige. Ce cycle ne fonctionne toutefois pas sans problème.

Même si la quantité totale d’eau présente sur la planète reste constante, les ressources en eau douce utilisables ne se renouvellent pas partout au même rythme que les prélèvements effectués par l’homme. C’est notamment le cas de certaines nappes aquifères  dans lesquelles les eaux se sont accumulées au cours d’époques géologiques anciennes qui font l’objet de pompages intensifs, souvent pour l’irrigation à grande échelle des cultures.

Les prélèvements excessifs peuvent entraîner une réduction des débits des sources, l’assèchement de la partie supérieure de certains cours d’eau ou de zones humides, le dépérissement ou la modification de la végétation. Les modifications du paysage dues à l’urbanisation, à la construction de voies de communication, à la rectification de cours d’eau et à certaines pratiques agricoles peuvent également contribuer à l’écoulement plus rapide des eaux.

Les risques d’inondation en sont accrus et la réalimentation des nappes d’eau souterraine peut être compromise. Il est donc nécessaire de pratiquer une gestion intégrée des eaux. Mais, contrairement à ce qui est quelquefois affirmé, on ne peut pas parler globalement de pénurie d’eau en Belgique. Certes, la forte densité de population a pour conséquence qu’une grande partie de l’eau disponible dans les nappes d’eau souterraine ainsi que dans nos rivières et canaux est utilisée par l’industrie et pour la consommation domestique. Mais presque toute l’eau captée est rendue à la nature après utilisation. Le degré d’utilisation des ressources hydrauliques en Belgique n’est donc élevé qu’en apparence, contrairement aux régions du monde qui souffrent de graves sécheresses ou de déséquilibres entre les ressources disponibles et les utilisations de l’eau.

Une prise de conscience de la nécessité de développement durable se fait jour

Mais lorsque les charges sont trop importantes, les équilibres peuvent être rompus. Les activités humaines ont des conséquences quelquefois dramatiques pour les espèces naturelles présentent dans les milieux aquatiques, et, sans une réaction énergique, nous risquons en fin de compte de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Heureusement, la prise de conscience se renforce et les autorités ont lancé des programmes ambitieux de lutte contre les pollutions, pour l’épuration des eaux usées, le rétablissement de sites naturels et la protection des ressources d’eau pure dans une optique de développement durable. La participation de tous les secteurs de la société à cette grande entreprise de réhabilitation de la nature ne cesse de croître. Ainsi, même s’il reste encore beaucoup d’efforts à accomplir, l’industrie a réduit de manière spectaculaire ses rejets nocifs dans les eaux et elle réutilise de plus en plus d’eau industrielle au sein même des usines.

La qualité des cours d’eau en nette amélioration

Il existe de plus en plus de stations d’épuration des eaux usées domestiques, et une attention plus grande est accordée aux pollutions diffuses provenant notamment de l’agriculture. On constate déjà depuis quelques années une amélioration relative de la qualité de nombreux cours d’eau, ce qui a permis la réapparition de certaines formes de vie aquatique en divers endroits. Il reste néanmoins encore de très gros progrès à réaliser. Afin de se conformer aux directives de l’Union Européenne, un vaste réseau d’égout, de collecteurs et de stations d’épuration doit encore être construit ou rénové. Les budgets prévus à cet effet s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

Article original : https://www.dropbox.com/s/gogbywii76t59mj/2007-04-Connect%27Ing.doc

Archive : 1981 : Réflexions sur la science et la vie

«Il n’y a de joie que de réunir plusieurs choses semblables dans son esprit et beaucoup d’êtres ensemble dans son cœur»

Je suis très honoré d’avoir l’occasion de m’adresser aux membres de I’Union des ingénieurs industriels liégeois à l’occasion de la publication de leur annuaire 1981.

Pour moi, et je les prie de me comprendre, cette année évoque d’abord le 25ème anniversaire de la remise des diplômes à la première promotion des ingénieurs techniciens sortis de de Seraing où j’enseignais. Une séance solennelle dans la salle majestueuse du Conseil provincial a permis aux autorités provinciales de féliciter les 9 pionniers. Pour le corps professoral c’était la consécration des nombreux efforts accomplis avec exaltation pendant trois années pour préparer les étudiants a réussir les examens devant le Jury central conformément aux dispositions légales en vigueur avant la signature du pacte scolaire.

Indiscutablement les épreuves subies en commun ont contribué à établir, entre enseignants et enseignés, des contacts étroits qui ont perpétré le bon souvenir que nous avons gardé d’eux.

Nous avons été heureux et fiers d’avoir contribué à ouvrir la voie du succès des études d’ingénieur technicien organisées par l’enseignement provincial liégeois à Seraing à partir de 1953 et a Waremme à partir de 1957.

Dans le même temps d’ailleurs l’enseignement communal Liégeois s‘enrichissait lui aussi d’une Ecole d’lngénleurs techniciens.

Appelé des 1957 a des tâches de direction j’ai perdu le Contact direct des étudiants mais vers 1966 déjà, je me retrouvais avec des professeurs, des diplômes et des étudiants pour œuvrer à révolution du cadre légal qui a abouti successivement en 1970 à la restructuration de I’enseignement Supérieur et en 1977 à la création du grade d’ingénieur industriel.

Les publications de I’Union des Ingénieurs industriels liégeois ont suffisamment
rappelé la genèse de leur institut pour que j’y revienne à l’occasion de cette chronique.

Il m’est apparu bien plus utile de rassembler ici un certain nombre de réflexions sur la science et la vie dans l’espoir qu’elles contribueront à perpétuer parmi les anciens dans leur entreprise mais aussi dans les rangs de leur association les qualités humaines, que nous voulons leur inculquer durant leurs études pour les aider à surmonter les difficultés de I’existence.

La science et sa conséquence, la technique, sont intimement liées au destin des sociétés humaines. Mais I’avenir de I’homme, I’avenir de I’humanité sont-ils en fonction de  l’évolution de la technique? Les valeurs de la civilisation sont-elles essentiellement des connaissances et des techniques? Le progrès humain est-il fonction de la seule science?

Certes I’invention a réalise en un espace de temps fort court des progrès extraordinairement rapides et I’humanité s’est rendue compte que l’invention technique pouvait être facteur de mieux-être. Il en est résulté la notion que, selon Renan à la fin du 19e siècle la science doit réaliser le bonheur sur la terre et c’est d’ailleurs, sous i’influence des réussites merveilleuses de la science positive que l’on s’est acheminé vers ce que I’on a appelé «le scientisme».

Notre époque technicienne si riche en découvertes et en exploits ne fait cependant qu’augmenter nos angoisses et nos vertiges. La fission de I’atome a fait entrevoir aussi bien les bienfaits qu’on pouvait en tirer que les catastrophes qu’elle est capable d’engendrer. Ce qui I’emporte finalement, dans la balance des comptes, n’est pas de nature matérielle; c’est le capital de scrupules et d’angoisses dont homme ne cesse d’être soumis.

On ne fera jamais assez l’éloge du savoir. Tout relève de lui, la production, les échanges, la circulation, la consommation, la vie corporelle et la vie intellectuelle, l’hygiène, la moralité, rien ne lui échappe, il est utile à tout.

Cependant la vie est là, vie individuelle, vie sociale en toutes ses formes, vie morale, vie internationale. La science a-t-elle la prétention de supporter toute seule le fardeau de la vie humaine et de son avenir?

L’instruction la plus solide, l’exercice le plus habile des facultés intellectuelles ne suffisent pas a nous élever à la sagesse, à la vertu, à la justice, au courage, à la maîtrise de soi. La science n’explique pas la lucidité, la solidarité envers les autres, le sens de la responsabilité, L’idéalisme  I’ambition, l’inquiétude  la joie, la tendresse, la jalousie, la rancune. Elle n’est pas à. la base de la beauté que les artistes, les musiciens, les peintres, les poètes, apportent au monde.

beau divertissement d’une utilité transitoire. A Descartes, l’univers est apparu sous une forme mathématique mais il place au-dessus la pensée, il croit en la justice et en la solidarité humaine. Pour Claude Bernard, contemporain et grand partisan de Pasteur, ami intime de Renan et de Berthelot, la connaissance certaine, c’est-à-dire vérifiable et communicable à autrui sans contestation possible, n’est pas le ressort unique et principal de la vie, les sciences et leurs développements auront une influence certaine sur la marche et le développement de la civilisation mais les principes de la civilisation (la morale, la pensée, la conscience) n’en seront pas modifiés.

Est-ce à dire que la science ne soit pas un bon instrument. Nul homme sensé ne
peut songer à Ia déprécier. Mais il faut la laisser à son rôle et ne pas en faire I’objet
d’une tendresse aveugle. L’homme moderne est devenu matérialiste et positif. Ce
qui frappe c’est I’écart entre notre Science et notre morale entre notre confort et
notre absence de joie, entre notre présomption et notre fragilité. Au Contact de Ses
semblables. I’homme doit être capable de bien, de générosité, de tendresse, de
justice, de respect des personnes, de leur compréhension, avoir le courage de la
vérité. doit rechercher une amélioration des valeurs morales, un accroissement
de la qualité de la vie. L’homme libre doit pouvoir toujours chercher à vouloir 
mieux.

La vie ne doit pas être une stagnation passive, elle exige d’aller toujours plus loin, en substituant le régime de la qualité à Celui de la quantité. Elle peut être Conçue comme une œuvre à poursuivre, comme une somme d’affrontements, de décisions, comme une construction de la volonté. On n’arrête pas la vie, à nous de faire que les instruments que I’homme moderne à su donner demeurent de simples instruments au lieu de se métamorphoser en tyrans.

A côte de la science, la merveilleuse sensibilité, la haute volonté et la profonde Conscience de I’homme doivent être mises à I’honneur.

M. DANGOXHE
Directeur de L’ISIL

Annuaire 1981 – Réflexions sur les sciences et la vie.pdf.

Archive : 1981 :Message du Baron Clerdent Administrateur Président d’Honneur de la S.A. Cockerill.

Plus personne ne doute de la gravité de la crise. En Wallonie, toutes les entreprises, tous tes secteurs sont atteints, Rares sont les familles qui ne comptent pas un chômeur ou un prépensionne. Des jeunes sortis hier de nos écoles, sont inoccupés, des hommes d’expérience sont prématurément privés de toute activité au moment même où ils auraient pu faire profiter pleinement la communauté de l’acquis de toute leur vie professionnelle.

Ces constatations et d’autres encore – ne peuvent cependant justifier le découragement ou alors cette crise, assurément exceptionnelle, n’aurait servi à rien. Car l’adversité invite à s’interroger sur les conditions du renouveau économique. Je n’en évoquerai que quelques-unes qui concernent tout particulièrement les porteurs d’un diplôme comme celui que délivre l’Institut Supérieur Industriel Liégeois.

Le Wallonie a trop longtemps vécu sur la lancée du XIXe siècle et des industries de base que celui-ci a engendrées. Non point que toute diversification notamment mécanique – fût absente des structures. Mais ces activités plus évoluées se sont elles-même étiolées. C’est tout à la fois l’esprit d’entreprise, le goût du risque, la créativité et donc’ un souci constant de recherche qu’il faut restaurer. La tâche ne sera pas aisée car trop vite satisfaits de succès faciles, beaucoup se sont mal accommodés de telles exigences, cependant fondamentales.

Il faut donc que la génération qui rendra à Liège sa prospérité et sa grandeur,
assume un effort inhabituel dont il ne faut mésestimer ni l’ampleur, ni la durée. Le
diplôme délivré par I’ISIL. est de ceux qui sont les plus nécessaires au redressement
de l’économie liégeoise. il authentifie la formation a la fois technique et générale
qui fera, demain, les gestionnaires rigoureux et les animateurs énergiques de nos
industries. Mais les connaissances acquises ne peuvent être exhaustives et seront
rapidement dépassées. Dès lors chacun devra constamment les adapter, les
rénover. Ici encore, l’effort sera quotidien mais ceux qui I’accepteront et le
pousseront jusqu’à sa conséquence ultime, auront apporté une contribution
irremplaçabbe au rajeunissement de notre région et à l’édification d’un monde nouveau.

Extrait de l’annuaire 1981 de l’UILg

Annuaire 1981 – Message du Baron Clerdent