De 1892 à aujourd’hui : de l’École Sucrière à la HEPL!

Cette année, notre école d’ingénieurs fête son 125e anniversaire !

Située sur la rive droite de la Meuse, au cœur de la Cité ardente, elle a toujours proposé un enseignement en phase avec son époque et ses évolutions, et continue d’offrir un projet pédagogique moderne, enclin aux progrès technologiques.

Quelques dates et un brin d’histoire…

En 1892, naît l’École Sucrière Belge, dont la devise est la suivante : « Travail, Sciences et Progrès ». L’école répond ainsi aux souhaits formulés par la Société Générale des Fabricants de Sucre et de l’Association Belge des Chimistes. Toutes deux souhaitent favoriser la formation des ingénieurs et des techniciens dans une perspective industrielle.

En 1977, l’Institut Polytechnique fusionne avec deux autres instituts supérieurs : l’École d’ingénieurs techniciens de Seraing créée en 1953 et celle d’ingénieurs techniciens agricoles de Waremme, fondée en 1956. C’est ainsi que l’école devient l’ISIL (Institut Supérieur Industriel Liégeois), géré conjointement par la Ville de Liège et la Province de Liège. L’année 1989 marque la fin de cette cogestion et c’est donc la Province qui reprend seule le flambeau.

En 1996, l’ISIL prend ses quartiers au sein de la Haute École provinciale Rennequin Sualem en tant que département de type long. En 2007, la Haute École de la Province de Liège naît de la fusion des 3 Hautes Écoles Rennequin Sualem, Léon-Éli Troclet et André Vésale.

Travail, sciences et progrès : une devise toujours d’actualité en 2017 !

Aujourd’hui, la science et la technologie constituent plus que jamais les outils indispensables pour relever les défis de notre époque et faire face à l’avenir. Leur enseignement autant que leur pratique au sein de la HEPL s’avèrent prioritaires dans une société qui veut aller de l’avant.

En proposant un vaste panel d’études supérieures (bachelier et master), ainsi que des formations continues dans l’ensemble des domaines utiles à notre société, la HEPL constitue un acteur dynamique, incontournable du développement économique et social.

Fidèle à la philosophie qui avait conduit à la création de l’École Sucrière Belge il y a 125 ans, notre enseignement vise plus que jamais, au-delà de la connaissance, à former des individus curieux, imaginatifs et créatifs. Et on ne parle pas uniquement des ingénieurs ! La Catégorie technique de la HEPL, ce sont aussi les formations de Bachelier en Chimie (Biotechnologie – Biochimie), en Construction, en Infographie, en Informatique et en Électromécanique.

125 ans, ça se fête !

Pour marquer le coup, la Catégorie technique déborde d’imagination et a concocté un programme sur mesure, histoire de fêter l’événement tout au long de l’année !

Parmi les actions menées cette année, une exposition temporaire s’est invitée dans les couloirs du bâtiment du quai Gloesener, retraçant l’évolution de l’histoire de l’école, à travers une série de visuels. L’expo a été montée sur base des faits relatés dans l’ouvrage de Michel Péters prochainement disponible aux Éditions de la Province de Liège.

De plus, un cycle de conférences sera organisé au sein de l’établissement, proposant des thématiques en relation directe avec le métier d’ingénieur industriel : le futur du métier d’ingénieur, le statut de l’étudiant entrepreneur, l’économie circulaire ou encore l’éthique des nouvelles technologies. Des sujets susceptibles d’intéresser tant nos étudiants que nos partenaires !

Et la dernière mais non des moindres : une bière à l’effigie de la Haute École ! Les étudiants chimistes (bacheliers et ingénieurs) sont partis à la rencontre du monde brassicole dans le cadre de leurs travaux pratiques sur la fermentation. C’est ainsi qu’est né un brassin dédié au 125e anniversaire de l’établissement. Il faudra attendre la Journée Portes ouvertes du mois d’avril pour vous délecter de « La GlouglouseneR » !

Source : http://www.provincedeliege.be/fr/evenement/27?nid=12673&from=actu

HEPL : Rentrée académique 2017: « Qu’est-ce que la post-modernité ? »

Le Collège provincial de Liège a le plaisir de vous inviter, le jeudi 12 octobre 2017, à la Rentrée académique de la Haute École de la Province de Liège.

Monsieur Dany-Robert DUFOUR donnera une conférence intitulée « Qu’est-ce que la post-modernité ? »

Rentrée académique 2017:

Programme

17h00 : Séance de Rentrée académique

  • Accueil – Mot de bienvenue, par Toni BASTIANELLI, Directeur-Président de la HEPL
  • Discours d’ouverture, par Muriel BRODURE-WILLAIN, Députée provinciale en charge de l’Enseignement et de la Formation
  • Prise de parole du Conseil des Étudiants, par Xavier DEPREZ, Président du Conseil des Étudiants de la HEPL
  • Conférence : « QU’EST-CE QUE LA POST-MODERNITÉ ? », par Dany-Robert DUFOUR, philosophe, professeur des universités en retraite, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie.

Derniers livres parus :
Le Divin Marché, Folio
Le délire occidental et ses effets actuels dans la vie quotidienne : travail, loisir, amour, Les Liens qui Libèrent
Pléonexie : [dict. : «Vouloir posséder toujours plus»], Le Bord de l’eau
La situation désespérée du présent me remplit d’espoir : face à trois délires politiques mortifères, l’hypothèse convivialiste, Le Bord de l’eau

Adresse

Campus 2000
Haute École de la Province de Liège
Rue du Gosson – 4101 Jemeppe

Contact

Cellule.communication@hepl.be

Source : http://www.provincedeliege.be/fr/evenement/27?nid=12542&from=actu

Offre emploi HEPL : Projet ePick

Offre emploi HEPL : Projet ePick cherche deux chercheurs/ses
– master en informatique
– docteur en mathématique, sciences de gestion, sciences appliquées ou expérience équivalente

L’image contient peut-être : texte

Source : https://www.facebook.com/Synhera/photos/a.934646993307038.1073741829.820407074731031/1133125943459141/?type=3&theater

RTBF : Ingénieur industriel : une perle de plus en plus rare

Ce mardi 4 avril 2017, le journal de 13 h de la RTBF a consacré une séquence sur les étudiants de master en sciences de l’ingénieur industriel formés à la HEPL.

Cette séquence fait suite à l’article « Opération séduction des étudiants ingénieurs par les entreprises belges » publié ce 29 mars 2017 sur le site Région de la RTBL (https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_operation-seduction-des-etudiants-ingenieurs-par-les-entreprises-belges?id=9567615) et évoque la diminution du nombre d’étudiants malgré l’intérêt de ces études par les industriels est disponible sur RTBF Auvio :

JT 13h RTBF 04/04/2017https://www.rtbf.be/auvio/detail_ingenieur-industriel-une-perle-de-plus-en-plus-rare?id=2200852

Évaluation AEQES : Plan d’action de la HEPL

Suite au résultat regrettable de l’audit conjoint AEQES-CTI  (Voir le Connect’Ing 04/2016 ou http://wp.me/p3rzaT-fn), notre Haute École se devait de réfléchir à un plan d’action.

Ce plan d’action vient d’être publié et répond aux recommandations du rapport d’évaluation de la formation des ingénieurs industriels effectuée conjointement par l’AEQES et la CTI (voir Connect’Ing 02/2016 ou http://wp.me/p3rzaT-ew).

Il est consultable sur le site de la province :

http://www.provincedeliege.be/sites/default/files/media/4395/HEPL-Sciences_Ingenieur_industriel-Calendrier_et_plan_de_suivi.pdf

Bilan de l’évaluation par l’AEQES et la CTI du cursus sciences de l’ingénieur industriel

Comme évoqué dans nos articles précédents, en juin 2013, les hautes écoles belges concernées par le cursus Sciences de l’ingénieur industriel ont fait une demande officielle pour une mission conjointe AEQES/CTI, à l’instar du cursus Ingénieur civil et bio-ingénieur en 2013

L’objectif était double:

  • Evaluation des programmes selon les critères AEQES
  • Accréditation des programmes par la CTI pour obtenir « l’admission » par l’état français et le label EUR-ACE

Les rapports d’évaluation de chaque Haute École sont disponibles sur le site de l’AEQES : http://www.aeqes.be/rapports_list.cfm?documents_type=3

Par ailleurs, le comité des experts a élaboré un rapport d’analyse transversale qui fait le bilan de l’ensemble des évaluations.

Ce rapport est également disponible sur le site de l’AEQES :

http://www.aeqes.be/rapports_details.cfm?documents_id=551

Le comité des experts y relève quelques bonnes pratiques spécifiques à notre Haute École :

  • Tables de conversation en anglais. (p32)
  • Participation de certains enseignants à des projets de Recherche et Développement (programmes FIRST, entre autres) (p32)
  • Journées d’immersion pour les étudiants du secondaire (p33)

L’accréditation par la CTI, qui permet une reconnaissance internationale (label EUR-ACE) de la qualité des formations, a été débattue en plénière ce 13 septembre 2016.

Le rapport de cette séance est disponible sur le site de la CTI :

http://www.cti-commission.fr/Seance-pleniere-des-13-et-14-septembre-2016

Nous pouvons nous réjouir de l’accréditation des formations de Master en sciences de l’ingénieur industriel dispensées par 7 Haute Écoles.  Nous adressons nos félicitations aux forces vives de ces Hautes Écoles ayant participé au processus d’évaluation.

Nous regrettons cependant que notre établissement, la Haute École de la Province de Liège, n’a pas obtenu cette accréditation EUR-ACE.

Le contenu des programmes de formation n’est pas en cause.  La qualité des formations au niveau technique et scientifique et le haut taux d’employabilité des diplômés sont soulignés dans l’avis de la CTI.

Le refus de l’accréditation est motivé principalement par un problème de gouvernance et d’infrastructures.

L’avis est également disponible sur le site de la CTI :

http://www.cti-commission.fr/IMG/pdf/fwb_hepl_belgique_avis_20160904.pdf

Rappelons-nous que l’accréditation des formations d’ingénieur civil et bio-ingénieur en 2012-2013 n’avait pas été accordée pour 15 % des formations :

Source : http://www.aeqes.be/rapports_details.cfm?documents_id=327

Depuis 3 ans, les universités ont œuvré pour appliquer les recommandations émises par les experts de la CTI et toutes ont obtenus l’accréditation lors de la séance plénière du 14 septembre 2016.

Gageons que notre Haute École mènera les actions nécessaires et obtiendrons le même résultat.

En tant qu’association des diplômés, l’UILg est consciente de l’enjeu de cette accréditation et apportera tout son soutien à la Haute École de la Province de Liège.

Rapports d’évaluation par l’AEQES et la CTI du cursus Sciences de l’ingénieur industriel

En juin 2013, les hautes écoles concernées par le cursus Sciences de l’ingénieur industriel ont fait une demande officielle pour une mission conjointe AEQES/CTI, à l’instar du cursus Ingénieur civil et bio-ingénieur en 2013

L’objectif était double :

  • Évaluation des programmes selon les critères AEQES
  • Accréditation des programmes par la CTI pour obtenir « l’admission » par l’état français et le label EUR-ACE

Les rapports d’évaluation viennent d’être publiés sur le site de l’AEQES : http://aeqes.be/rapports_finaux_synthese.cfm?subjects_id=77

À la lecture de ces rapports, on peut relever certains constats communs à la plupart des formations :

Les points forts :

  • haut niveau technique et scientifique des apprentissages
  • bonne collaboration avec le monde industriel pour les stages et TFE
  • l’enseignement par projets, la participation à des concours
  • le partenariat avec des pôles technologiques et et centres de formation permettant d’avoir accès à un matériel de pointe
  • le haut niveau d’insertion professionnel des diplômés
  • la motivation et le dynamisme des enseignants
  • le taux d’encadrement qui permet une atmosphère familiale et un accompagnement adapté à chaque étudiant
  • le financement de la recherche par les projets First

Les points d’amélioration :

  • manque d’interaction systématique et formalisée avec le milieu industriel et les anciens pour réviser les programmes de cours
  • peu d’intégration de l’anglais dans les cours
  • mobilité internationale pas assez encouragé par les HE, sur initiative des étudiants uniquement.  Un politique volontariste d’envoi et d’accueil d’étudiants, aussi bien pour suivre des stages que des cours est recommandé
  • manque de moyens structurel
  • faible nombre d’étudiants
  • peu de visibilité des formations d’ingénieur noyées dans les Hautes Écoles
  • application du décret Marcourt embryonnaire (AA, UE, ECTS)

Nul doute que ces éléments figureront dans le rapport d’analyse transversal qui est en cours de réalisation (voir programme ci-dessous). Espérons que nos responsables politiques et académique répondront à l’appel et prendront les décisions nécessaires pour améliorer encore nos formations.

AEQES - Fleche

L’accréditation par la CTI,  qui permettra une reconnaissance internationale de la qualité de nos formations, sera débattue en plénière à l’automne prochain.

HEPL : La recherche appliquée à la HEPL : une réelle opportunité pour les entreprises !

Le 10 mai 2016, lors d’une soirée de présentation et en présence de Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias, la HEPL a pu démontrer aux entreprises les multiples possibilités qui existent pour elles de bénéficier de moyens humains et financiers. Grâce notamment aux projets FIRST Hautes Ecoles, projets FIRST Entreprise, chèques technologiques…
Découvrez les activités de recherche à la Haute École : http://www.provincedeliege.be/fr/art571

Source : https://www.facebook.com/hepl.be/posts/614043188753844

HEPL : Les technologies Oracle et Java – quelques aspects innovants en 2016 – Colloque

Vendredi 3 juin de 8 h 45 à 17 h

Haute Ecole de la Province de Liège, site de Liège (anc. ISIL) – auditoire 101

Colloque Oracle et Java

Programme de la journée et informations

Manifestation gratuite mais, pour une bonne organisation, inscription indispensable, via l’école virtuelle.

Les exposés seront assurés par d’éminents spécialistes d’Oracle :

Bernard Delmez Oracle Solution Architect – Master Principal Sales Consultant
Philippe Ackaert Oracle Senior Account Manager Systems Solutions
David Delabassée Software Evangelist – Oracle Java EE Group

Programme de la journée :

8h15 Accueil
8h45 Le mot du Directeur de la catégorie Technique de la HEPL
09h00 – 10h30 Bernard Delmez : L’Oracle Hybride
10h30 – 10h45 Pause
10h45 – 11h45 Philippe Ackaert : Oracle Engineered Systems : La meilleure plate-forme pour supporter votre Cloud
11h45 – 12h00 Questions / Réponses

12h00 – 13h30 : Lunch

13h30 David Delabassée : Java EE, les Microservices, WebLogic… et quelques clarifications importantes et nécessaires + Quelques astuces pour utiliser Java SE 8 avec Java EE 7
15h00 – 15h15 Pause
15h15 David Delabassée : Les choses à savoir sur HTTP/2
16h15 Questions et réponses
16h30 Conclusion

 

HEPL : Lancement d’OUFTI: compte rendu

Enseignant à la HEPL, Valéry Broun a participé au projet OUFTI-1 avec ses étudiants. Fin avril, il était à Kourou pour assister au lancement du nanosatellite. Découvrez son journal de bord!

Depuis le 25 avril 2016, le nanosatellite OUFTI-1 est enfin dans l’espace et est opérationnel ! Valéry Broun était à Kourou pour assister à son lancement. Enseignant à la HEPL, il a participé activement au projet avec ses étudiants. Découvrez son journal de bord (version imprimable illustrée) !

Jour 1 – 21 Avril

La veille du lancement, Arianespace a proposé à ses invités une soirée cocktail de bienvenue afin de rompre la glace. Cette soirée d’accueil, à l’Hôtel des Roches de Kourou, permit de faire de nombreuses rencontres dont :

  • Olivier Gosset, journaliste de L’Echo,
  • Théo Pirard, journaliste freelance spécialisé dans le spatial,
  • Christian Du Brulle, journaliste sur le site Dailyscience.be,
  • Thierry Wilmart, ingénieur industriel en électronique diplômé de la HEPL, qui a été Directeur des opérations à Kourou pendant 15 ans et qui est chef de projet chez Arianespace désormais.

Ces diverses rencontres nous ont permis d’expliquer en détails la mission OUFTI-1 ainsi que le programme « Fly Your Satellite » de l’ESA dans lequel il s’inscrit. Occasion a été donnée également de mettre l’accent sur la symbiose qui existe entre les ingénieurs industriels et les ingénieurs civils. Cette particularité du projet nous a permis d’augmenter nos chances de réussite. Les professeurs de l’ULg ainsi que le Recteur ont d’ailleurs à maintes reprises abondé en ce sens.

Jour 2 – 22 avril

C’est le jour J, jour du lancement VS-14. Tout le monde est sur les dents et impatient de voir s’élancer dans le ciel la fusée Soyouz avec à son bord Sentinel 1B, Microscope, ainsi que 3 cubesats dont OUFTI-1.

Les différents invités sont accueillis à la salle Jupiter, qui peut être représentée comme la tour de contrôle de la base de Kourou. Différentes conférences sont données par des représentants du CNES, du CSG ainsi que d’Arianespace. Les missions des différents satellites sont exposées ainsi que la chronologie des évènements. Ce lancement reste focalisé sur la science avec des missions de physique fondamentale ou de cartographie planétaire.

La journée se poursuit par une visite des installations de la base de Kourou. La base de Kourou est en fait une triple base car elle procède à des tirs de 3 lanceurs différents : Ariane 5, Vega et Soyouz. Chaque fusée nécessite ses propres installations, que ce soit au niveau de l’intégration du lanceur que du lancement lui-même.

La visite commence par le pas de tir de Soyouz à Sinnamary (situé à une vingtaine de km de la salle Jupiter). Il a été inauguré en 2011 et c’est le 14e tir d’une fusée Soyouz depuis la Guyane.

Le pas de tir de Soyouz est typique. La fusée est maintenue suspendue dans le vide grâce à une tulipe formée de 3 bras rétractables. Ceux si se rétracteront mécaniquement et automatiquement dès que la fusée présentera une poussée suffisante au décollage et sera donc libérée de toute entrave.

Le hangar visible à l’écran s’appelle le « Gantry » et permet aux équipes d’ingénieurs russes de travailler sur la fusée avant le lancement. Celui-ci est monté sur des rails et est déplacé une heure avant le lancement afin de laisser la fusée seule sur son pas de tir, suspendue dans la tulipe.

Les 4 pylônes électriques sont des paratonnerres protégeant les installations.

Le carneau est l’installation visible sur le devant de la photo, typique chez les lanceurs Soyouz, et a pour vocation d’éloigner les fumées de la fusée lors du lancement. Des systèmes de jets d’eau permettent également d’arroser les fumées et ont pour vocation de réduire le bruit.

La visite s’est poursuivie par un passage au carbet Toukan. Les carbets sont en Guyane l’équivalent de nos huttes à barbecue. Celui-ci a pour particularité de posséder une vue panoramique sur les sites de lancements de Vega et d’Ariane 5.

Afin de procéder à un tir d’Ariane 5, la fusée doit passer par plusieurs hangars. Après que les divers éléments de la fusée aient été acheminés jusqu’en Guyane par bateau, la campagne de construction du lanceur peut commencer. Elle débute par un passage au BIL (Bâtiment d’intégration lanceur) où les divers éléments de la fusée sont assemblés les uns avec les autres sur la table de lancement.

Les propulseurs latéraux à poudre (EAP) sont intégrés dans le BIP (Bâtiment d’intégration propulseur) et sont acheminés verticalement vers le BIL. Après intégration, la fusée est prête mais ne possède pas encore sa coiffe supérieure contenant les satellites ainsi que les propergols nécessaires à son décollage. Cette opération, après un transfert de la fusée positionnée verticalement sur sa table de lancement depuis le BIL, s’effectue dans le BAF (Bâtiment d’assemblage final). Ce n’est qu’après ses diverses étapes que la fusée peut être acheminée sur son site de lancement. Il nous a été permis de visiter le BIL où la fusée Ariane 5 se trouve déjà intégrée pour un lancement prévu en juin 2016.

La journée s’est poursuivie par la visite du bâtiment CL3 (centre de lancement). Celui-ci constitue le cockpit d’Ariane 5. Les différents postes présents dans la salle sont responsables des différents éléments du lanceur. Ceux-ci sont directement en communication avec la salle Jupiter, lors d’un lancement.

Report du lancement pour raison météo (report de 24 heures)

Le tir de Soyouz se fait cette fois-ci vers le nord. En effet, le satellite Sentinel-1B, charge principale du lancement VS-14, est un satellite d’observation de la terre grâce à des radars SAR. Le taux de revisite de ce satellite est de 24 heures, cela requiert une orbite particulière. Celle-ci est dite rétrograde héliosynchrone inclinée à 98.18 ° par rapport à l’équateur et possède une altitude de 693 km. Le tir se fait donc vers le nord en direction du Canada.

Le lanceur ne craint pas les vents d’altitude, mais en cas d’explosion du lanceur, les vents pousseraient les débris vers la ville de Sinnamary, située à l’ouest du pas de tir de Soyouz. En fonctionnement nominal, les gaz d’échappement toxiques, peuvent également retomber sur la même zone. Le tir est donc avorté à H-5.

Il n’est pas possible non plus de postposer le lancement du satellite car le satellite Sentinel-1B doit retrouver son jumeau Sentinel-1A, situé sur la même orbite mais opposé à 180°. L’heure de décollage est donc fixée à 18:02 et 13 secondes. Chaque fenêtre de tir est donc longue d’une seconde et se répète toutes les 24 heures.

Une demande expresse a été formulée par le cabinet de Geneviève Fioraso, ancienne ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Celle-ci a souhaité nous rencontrer afin que l’on explique la stratégie que notre équipe a utilisée pour parvenir au terme de longues années d’efforts, à lancer un Cubesat construit par des équipes d’étudiants, chercheurs et enseignants. Cette réunion était à sens unique car il ne s’agissait que d’une prise d’informations et non d’une demande de partenariat potentiel.

Jour 3 – 23 avril

Après un repas au carbet des Maripas organisé par Arianespace où nous avons pu encore promouvoir notre projet, le lancement a encore été postposé pour des raisons météo.

Nous en avons profité afin de rencontrer le directeur et les étudiants de l’IUT de Kourou. Ceux-ci ont pour ambition de construire leur propre cubesat et nous leur avons présenté le projet.

Bernard Chemoul, CEO du CNES, ainsi que le directeur du Centre Spatial Guyanais ont pu également s’entretenir longuement avec notre équipe ainsi qu’avec les étudiants de l’IUT.

Jour 4 – 24 avril

J’ai réalisé un « point météo » avec Stéphane Israël, CEO d’Arianespace, au bord de la piscine de l’hôtel des Roches (!). Le vent est faible et le lancement devrait donc avoir lieu.

Le point météo officiel est à H-5. Celui-ci est bon et le remplissage des réservoirs de la fusée peut commencer. Dès ce moment, le lancement doit avoir lieu dans les 51 heures car le kérosène endommage les joints d’étanchéité de Soyouz. Si le lancement n’est pas possible, le lanceur doit être vidangé et renvoyé à Samara en Russie afin d’être reconditionné. Cela provoque un report du tir de plusieurs mois et est donc une catastrophe économique que ce soit du côté lanceur ou du côté client.

A H-2, nous arrivons sur le site Colibri, meilleur site d’observation pour les lancements de Soyouz. Ce dernier est situé à 5,1 km du pas de tir. Une trouée végétale a été opérée vers le site de lancement

Soyouz ainsi que dans l’autre direction vers le pas de tir de Vega. La météo est excellente et les minutes vers le lancement s’égrènent tout doucement.

Le lancement est encore reporté, cette fois pour une raison technique. La centrale inertielle du lanceur Soyouz présente un dysfonctionnement. C’est cette dernière qui permet de piloter la fusée et elle doit être remplacée. Les ingénieurs russes vont travailler toute la nuit afin de pouvoir lancer la fusée le plus rapidement possible.

Jour 5 – 25 avril

Cette fois-ci c’est la bonne. Les Russes ont travaillé toute la nuit, la centrale inertielle a été remplacée et re-calibrée. La météo est également de la partie. Pour des raisons d’intendance, les VIP sont déplacés en salle Jupiter où ils vont pouvoir vivre en live le travail réalisé par les autorités de lancement. Comme prévu, à 18:02 et 13 secondes, Soyouz s’élève dans le ciel, emmenant une partie de Liège vers l’espace.

Le travail du lanceur ne fait que commencer. Après +/- 2 minutes, les boosters latéraux sont largués et retombent dans l’océan. Le deuxième étage, quant à lui, fonctionne encore et amène la fusée à une altitude de 105 km où la coiffe séparant les satellites de l’espace est éjectée. 5 minutes après le décollage, le deuxième étage est également largué, laissant le travail au troisième étage qui propulsera le reste de la fusée jusqu’à la neuvième minute après le décollage où il laissera l’étage Fregat suivre son chemin vers l’orbite désirée.

A ce moment, Fregat propulse les satellites et pose en orbite le satellite Sentinel 1B à une altitude de 693 km.

L’étage Fregat peut se rallumer plusieurs fois et permet donc, en une seule mission, de déposer divers satellites sur des orbites différentes. L’étage est donc rallumé afin de changer d’orbite. Le but visé est une orbite, toujours héliosynchrone, inclinée à 98,23° et elliptique (périgée : 453km ; et apogée 665 km).

2 heures et 50 minutes après le décollage, la manœuvre orbitale est enfin effectuée et OUFTI-1 est largué sur la bonne orbite.

30 minutes après la mise à poste, OUFTI-1 déploie ses antennes et commence à émettre des télémétries via sa balise Morse. L’équipe scrute dès lors sur internet le travail des radioamateurs disséminés partout sur le globe afin d’avoir une confirmation de la bonne santé d’OUFTI.

Quelques minutes plus tard, le soulagement arrive enfin, un radio amateur russe a capté les premiers signaux et nous envoie le fichier wave de la balise morse. OUFTI a survécu au décollage et peut commencer sa mission !

Jour 6 – 26 avril

Grâce à notre contact Patrick Wilmart, ingénieur de l’ex-ISIL, nous avons pu aller visiter le bâtiment où sont intégrés certains satellites. Nous avons eu l’occasion de voir un satellite Galileo (futur GPS européen). Le directeur de projet de Galileo nous a reçus et nous a expliqué la structure et le fonctionnement du satellite. Etant donné la nature confidentielle du projet, il n’a pas été possible de prendre des photos.

Pendant ce temps-là, les trames morse affluent des radioamateurs du monde entier et nous renseignent sur l’évolution du satellite OUFTI-1

Jour 7 – 27 avril

André Gellon, Directeur à Airbus Defence and Space et ancien de l’ULg, nous a mis en contact avec Patrick Wibert, responsable de l’intégration du lanceur Ariane 5. Nous avons donc profité d’une visite approfondie de la fusée Ariane 5 se trouvant au BIL. La visite a commencé sur l’étage supérieur pour se terminer au niveau des tuyères des moteurs.

Source : http://www.provincedeliege.be/fr/evenement/27?nid=10704&from=actu