RTBF : Ingénieur industriel : une perle de plus en plus rare

Ce mardi 4 avril 2017, le journal de 13 h de la RTBF a consacré une séquence sur les étudiants de master en sciences de l’ingénieur industriel formés à la HEPL.

Cette séquence fait suite à l’article « Opération séduction des étudiants ingénieurs par les entreprises belges » publié ce 29 mars 2017 sur le site Région de la RTBL (https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_operation-seduction-des-etudiants-ingenieurs-par-les-entreprises-belges?id=9567615) et évoque la diminution du nombre d’étudiants malgré l’intérêt de ces études par les industriels est disponible sur RTBF Auvio :

JT 13h RTBF 04/04/2017https://www.rtbf.be/auvio/detail_ingenieur-industriel-une-perle-de-plus-en-plus-rare?id=2200852

Rapports d’évaluation par l’AEQES et la CTI du cursus Sciences de l’ingénieur industriel

En juin 2013, les hautes écoles concernées par le cursus Sciences de l’ingénieur industriel ont fait une demande officielle pour une mission conjointe AEQES/CTI, à l’instar du cursus Ingénieur civil et bio-ingénieur en 2013

L’objectif était double :

  • Évaluation des programmes selon les critères AEQES
  • Accréditation des programmes par la CTI pour obtenir « l’admission » par l’état français et le label EUR-ACE

Les rapports d’évaluation viennent d’être publiés sur le site de l’AEQES : http://aeqes.be/rapports_finaux_synthese.cfm?subjects_id=77

À la lecture de ces rapports, on peut relever certains constats communs à la plupart des formations :

Les points forts :

  • haut niveau technique et scientifique des apprentissages
  • bonne collaboration avec le monde industriel pour les stages et TFE
  • l’enseignement par projets, la participation à des concours
  • le partenariat avec des pôles technologiques et et centres de formation permettant d’avoir accès à un matériel de pointe
  • le haut niveau d’insertion professionnel des diplômés
  • la motivation et le dynamisme des enseignants
  • le taux d’encadrement qui permet une atmosphère familiale et un accompagnement adapté à chaque étudiant
  • le financement de la recherche par les projets First

Les points d’amélioration :

  • manque d’interaction systématique et formalisée avec le milieu industriel et les anciens pour réviser les programmes de cours
  • peu d’intégration de l’anglais dans les cours
  • mobilité internationale pas assez encouragé par les HE, sur initiative des étudiants uniquement.  Un politique volontariste d’envoi et d’accueil d’étudiants, aussi bien pour suivre des stages que des cours est recommandé
  • manque de moyens structurel
  • faible nombre d’étudiants
  • peu de visibilité des formations d’ingénieur noyées dans les Hautes Écoles
  • application du décret Marcourt embryonnaire (AA, UE, ECTS)

Nul doute que ces éléments figureront dans le rapport d’analyse transversal qui est en cours de réalisation (voir programme ci-dessous). Espérons que nos responsables politiques et académique répondront à l’appel et prendront les décisions nécessaires pour améliorer encore nos formations.

AEQES - Fleche

L’accréditation par la CTI,  qui permettra une reconnaissance internationale de la qualité de nos formations, sera débattue en plénière à l’automne prochain.

L’ingénieur industriel

Dans la vie professionnelle, la marque distinctive de l’ingénieur industriel est l’abréviation « lng. » dont il peut faire accompagner ses nom et prénom (Loi du 7 juillet 1970).
Depuis le 07/09/2007, le grade d’ingénieur industriel a été reconnu équivalent au nouveau grade de Master en Sciences de l’ingénieur industriel, nous vous conseillons donc également de faire suivre votre nom par l’abréviation « MSc » car cette particule est bien connue dans les pays anglo-saxon.
Ex : Ing. Albert Dupont MSc

La formation de l’ingénieur industriel de situe au carrefour de la conception et de la réalisation. Elle concilie une double exigence: l’une, conceptuelle, qui aborde avec rigueur les données scientifiques et l’autre, concrète, qui y décèle les applications importantes pour le développement de la société.
Elle se préoccupe de la signification des connaissances et des progrès de la théorie tout en mettant l’accent sur les applications intégrant les hautes technologies.
Elle s’adresse donc à des personnalités dont la motivation repose davantage sur une sensibilité aux aspects concrets nécessitant une haute qualification.
Le profil du diplômé correspond à des fonctions à responsabilités, à des activités de gestion, de réalisation et de production, mettant l’accent sur la transposition de travaux de recherche.
Cet enseignement de haut niveau procure de façon interactive des services à la société. Il participe, notamment, à la recherche appliquée et à la formation continuée en collaboration avec les entreprises et les autres types d’enseignement.

Les débouchés, pour un ingénieur industriel sont nombreux :

  • Les fonctions de la production (fonctions logistiques au sens large : ingénieurs de production, d’exploitation, de maintenance, de contrôle, d’études, de méthodes, d’achats, de réceptions ou de ventes, responsable qualité, coordinateurs de systèmes, chef de service, chef de département, chef de laboratoire, chef de projets, directeur technique, directeur de division, directeur général, président-directeur général, administrateur délégué) ;
  • Le développement dans les bureaux d’études ;
  • L’enseignement dans le secondaire (professeur, directeur, inspecteur), mais aussi dans les Hautes Écoles (maître assistant, chef de travaux, Directeur, Directeur Président) ;
  • La recherche soit appliquée dans les différents centres de recherche industriels, mais aussi fondamentale dans les laboratoires de recheche universitaires;
  • À l’armée, l’ingénieur industriel dispose d’une carrière complète d’officier jusqu’au niveau supérieur dans les différentes armes ;
  • Dans les administrations publiques et les parastataux, comme cadre niveau 1, l’ingénieur industriel a en effet accès aux fonctions les plus élevées.